"Partie" par la fenêtre du 3ème

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10022016

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Islamisme "Partie" par la fenêtre du 3ème




Samie, rescapée de l'islam "modéré"
Avertissement: Par ce témoignage, il n'est nullement question d'humilier les personnes qui m'ont donné la vie car je considère qu'ils sont tout comme moi des victimes de l'obscurantisme islamique.

  1. "Je n'avais que 3 ans"
  2. "Partie" par la fenêtre du 3ème
  3. à suivre...


"Partie" par la fenêtre du 3ème
(Chapitre 2)
Les souvenirs de mes premiers jours en France sont encore très vivaces dans ma mémoire. A des années lumières des rues animées et bruyantes, des couleurs et des odeurs entêtantes de mon pays natal, mon père allait devenir notre unique repère dans cette petite ville rurale de Lorraine. Nos voisins étaient tous français et il était encore assez rare à cette époque de rencontrer d'autres musulmans. J'idéalisais ce père qui m'avait sortie d'un univers de violence, il allait me protéger, il allait m'aimer.

Tous les matins, je pris l'habitude d'admirer le paysage enneigé par la grande fenêtre de la salle de séjour jusqu'au jour où j'aperçus une petite fille s'éloigner en courant. Elle jouait tout simplement, elle riait tout naturellement et je la trouvai jolie dans cette étendue blanche qui ne semblait avoir aucune limite. Elle s'appelait Sarah. Quelques jours plus tard, je la retrouvai dans une pièce aux mille couleurs qui sentait bon le bonheur; des jeux, des peluches, des livres étaient soigneusement disposés sur des étagères, l'institutrice me proposa d'attraper l'objet de mon choix. Je faisais mon entrée à l'école maternelle, et lorsque Sarah, déjà attablée, me fit un signe de la main pour aller la rejoindre, je sus que j'allais aimer l'école. Cette enfant allait devenir non seulement mon amie, mais aussi ma planche de salut.

A la maison la communication n'était pas une priorité. Bien que ma mère s'attelait aux tâches qui lui étaient dévolues, elle me paraissait absente. L’exil l'avait éteinte. Mon père travaillait dans une usine de métallurgie et il avait toujours l'air d'être de mauvaise humeur. Au début des années 80, il n'y avait pas encore de mosquée dans notre région, cependant mes parents s'en accommodaient bien, ils pratiquaient dans l'intimité de leur foyer et ils nous demandaient de les imiter. Mon père exigeait que l'on ne se fasse jamais remarquer à l'école ou ailleurs, il craignait qu'on le rejette car il était conscient du privilège qu'il avait de vivre dans ce pays si généreux et accueillant, par la grâce de Allah.

Lorsque Sarah m'invitait à prendre le goûter, je savourais ces moments à l'écart de l'atmosphère oppressante de ma maison. Elle était fille unique, ses parents étaient enseignants. Ils m'accueillaient avec une bienveillance qui m'apprit que d'autres schémas familiaux existaient bel et bien. Cette famille catholique française paisible allait m'apporter une attention nouvelle pour moi, en retour j'allais les aimer de tout mon cœur d'enfant.

Un jour, je pris mon courage à deux mains et osai poser à mon père la question qui, je pensais, allait le faire réfléchir sur ce en quoi il croyait: est-ce que Sarah et ses parents finiraient en enfer en dépit de leur gentillesse et de leurs bonnes actions ? Sa réponse fut sans appel, il ne fallait pas que je m'attache trop à eux car ils étaient différents; ils s'étaient égarés de la voie d'Allah. J'étais consternée et, pire, je ressentis de la pitié pour ce père prisonnier de ses certitudes et incapable de penser par lui même. Si les dieux existaient, les musulmans avaient choisi de vénérer le mauvais.

Mon enfance prit un autre chemin, jusqu'à mon adolescence beaucoup de mes jours furent peuplés de glaces à la fraise, de contes de fées et d'éclats de rire. La plupart de mes professeurs étaient passionnés par leur métier, ils me transmirent l'amour des livres et de la connaissance. En apprenant l'histoire de France, je réalisai que mon pays adoptif s'était construit par la volonté d'hommes et de femmes; ce n'était pas une terre qui existait de toute éternité façonnée et modelée par une force divine. Il y avait eu des guerres, du travail acharné et un ensemble de conquêtes alors que l'on m'avait toujours fait croire qu'il était inutile de questionner la vie. Quoique l'on puisse penser et construire, nul ne pouvait échapper à sa condition, à son Mektoub...
                 
Face à la fatalité, beaucoup de musulmans se résignent hélas à mener une vie médiocre dans l'attente d'une vie meilleure dans l'au delà, promise aux croyants soumis à la volonté du Dieu Allah.

La désintégration
Lorsque je fis ma première rentrée au collège, mon père n'avait plus rien de celui que j'avais en tête à l'âge de trois ans. Il nous voyait mes sœurs et moi grandir et lui échapper. Je ne reconnaissais plus ce regard froid empli de colère. Il se mit à prendre ses repas seul et ne supportait plus notre présence autour de lui, il ne tolérait plus aucun bruit et il se mit à nous frapper de plus en plus.

Ma mère, quant à elle, semblait vivre dans son propre monde, l'installation d'une antenne parabolique sur le balcon l'avait sortie de sa torpeur. Elle pouvait suivre les programmes de la chaîne nationale marocaine et, surtout, elle pouvait garder les yeux rivés sur Al Jazeera pendant des heures. Elle se laissa glisser dans une haine irrationnelle d’Israël et des juifs qui « massacraient et dépossédaient les palestiniens de leur terre musulmane ». Des images de propagande tournaient en boucle à la maison et lorsque je me résolus à lui demander les raisons de son obsession, à elle cette femme qui a vécu toute sa vie dans l'illusion d'un retour glorieux auprès des siens, elle me répondit que les juifs étaient des êtres maudits et malfaisants, responsables de tous les malheurs de la vie d'ici-bas. Comment une enfant pouvait-elle raisonner une femme qui n'avait jamais exprimé le souhait d'apprendre le français ? Comment mes frères et sœurs réagissaient-t-ils à ses fantasmes ?

Mon père avait toujours frappé son épouse, mais ses assauts devinrent plus violents, un plat mal assaisonné, une provocation de trop et elle se retrouvait allongée de tout son long sur le sol et recevait une pluie de coups. Elle se laissait faire en agonisant et il m'arrivait de croire parfois qu'elle aimait cette brutalité qui la sortait de son quotidien absurde et qui la faisait se sentir vivante. Ces scènes se reproduisaient régulièrement alors nous, les plus âgés des enfants, n'accordions plus d'attention à ses hurlements, nous nous réfugions dans notre chambre et attendions calmement qu'ils finissent de se défouler.

La colère de mon père se reporta rapidement sur Houria ma sœur aînée, alors âgée de 16 ans.. Son corps l’obnubilait et aucun homme n'avait le droit de porter un regard sur elle; elle lui appartenait, nous lui appartenions toutes les quatre et il s'était fait le gardien de notre vertu. Nous n'avions pas le droit d'adresser la parole aux garçons de notre école, ni nous asseoir près d'eux. Quant aux filles de notre entourage, il nous fallait les éviter car elles pouvaient nous corrompre et nous entraîner sur le sentier de la mécréance...
                               
Nous vivions en France, mais il n'était pas question de devenir français. Houria, fidèle au sens de son prénom en langue arabe, était trop libre, elle voulait sortir, danser, aimer, rire, vivre. Notre père était si violent avec elle qu'elle se plaisait à raconter qu'elle était devenue insensible à la douleur physique. Pendant qu'il la battait, certains jours ma mère les observaient satisfaite, et d'autres jours, quand elle prenait conscience que sa fille risquait d'être tuée, elle allait s'isoler dans le potager que mon père cultivait à proximité de notre immeuble, elle le laissait finir son devoir de père en paix.

Un matin, à l'aube, je fus réveillée par des cris: Houria venait de se jeter du troisième étage. Un son familier provenait de la cuisine, il ressemblait au bruit du couteau qu'on aiguisait pour l'Aid El Kebir. Je restai paralysée de peur.
Des bruits de pas, mon père surgit devant moi son couteau de boucher à la main :
- Où est ta sœur ? »
- Partie par la fenêtre. »
Il prit le temps de m'asséner quelques coups pour ne pas l'en avoir informé plus tôt, puis sortit à sa recherche.

A suivre...
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Samie

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"Partie" par la fenêtre du 3ème :: Commentaires

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Message le Jeu 11 Fév - 15:41 par Soraya

Une histoire très dure et très instructive , cela démontre parfaitement cette impossibilité à intégrer l'islam en Europe , il y a une réelle incompatibilité . 
Les parents de Samie ont Pratiqué ce que les traditions religieuses leur imposent

Nous devons nous interesser davantage aux apostats de cette religion  
Bravo  Samie pour ton courage

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Message le Ven 12 Fév - 1:32 par Calculette



Kitty_Maggy @Kitty_Maggy a écrit:@16Avril06 C'est absolument bouleversant....

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Message le Dim 11 Déc - 18:33 par Calculette

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