Mahomet le prophète "fabuleux" - Alain Jean-Mairet répond à Orcel

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Islamisme Mahomet le prophète "fabuleux" - Alain Jean-Mairet répond à Orcel

Message par Calculette le Dim 16 Aoû - 16:58

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/01/30/replique-a-michel-orcel-non-mahomet-na-pas-existe/

Commençons par la Mecque. Là, nous sommes à peu près d’accord. Il existait un endroit nommé la Mecque, mais contrairement à ce que prétend la fable musulmane, il n’y passait guère de caravanes, le site était désolé, infertile, peu actif, et de fait personne ne mentionne l’endroit et ses habitants avant ou pendant la fable du prophète. Il y avait peut-être une Kaaba sur place, comme en maints autres endroits de la région, mais d’une forme non définie.
Ensuite le coran. On aura peut-être remarqué qu’Orcel ne dit rien des fragments de «coran» datés du VIIe siècle et que bien des musulmans actuels trouvent si importants. Il y a à cela je pense deux raisons: d’abord, les systèmes permettant de dater les fragments en question du VIIe siècle (il s’agit de relever de fines variations dans la graphie et de les attribuer à une certaine époque, voir ici pour plus de détail) sont fortement sujet à caution, très peu étayés, et critiqués même par des musulmans croyants convaincus. Nous avons ici l’adage voulant que «deux experts = trois opinions». Et la deuxième raison, c’est qu’il y a un problème fondamental majeur avec ces fragments qu’Orcel, sagement, préfère ne pas aborder du tout. À ce sujet, je cite un de mes commentaires sur ce site:

Depuis qu’il est établi que tous les corans d’Othman sont des faux, des fabrications réalisées des décennies au moins après la mort d’Othman, les musulmans cherchent inlassablement des manuscrits coraniques du VIIe siècle. Et ils ont trouvé pas mal de fragments de textes, dispersés, qui correspondent au contenu du coran. Ce qui conduit divers personnages à prétendre que la fable du prophète est tout de même correcte.

Ces gens oublient juste un détail: à quoi diable reconnaissent-ils que ces fragments du VIIe siècle font partie du coran? Ah oui, au fait que leur contenu correspond à celui du «coran d’Othman»… c’est-à-dire à ce que nous savons maintenant être une supercherie.

Les corans d’Othman, présentés pendant plus d’un millénaire comme la preuve que le coran est authentique parce qu’on pouvait consulter l’original, le coran d’Othman, du nom du calife qui en aurait réalisé la recension jusqu’en 656, et conservés en divers hauts lieux de l’islam, sont en fait tous des faux, réalisés bien plus tard. C’est maintenant un fait historique.

Dès lors, les fragments antérieurs qui ressemblent au contenu du coran ne prouvent plus rien. Et en fait, ils s’inscrivent mille fois mieux dans l’hypothèse selon laquelle des gens ont inventé le coran à la fin du VIIe siècle en puisant dans le vaste réservoir de textes «inspirés» que la région produisait depuis déjà fort longtemps.

Ainsi, aussi longtemps que les musulmans ne retrouveront pas le vrai coran d’Othman, il leur faudra admettre, devant les preuves historiques, que leur coran actuel est avant tout la nième copie d’un faux, sans doute créé sous et par les Omeyyades. Ils peuvent bien sûr aussi préférer faire semblant de croire que le coran a été transmis oralement sur plusieurs générations sans erreur notable, puis transcrit consciencieusement dans un ouvrage qui, par ailleurs mais de facto, est une escroquerie intellectuelle.

Arrivons-en à Mahomet. Pour récapituler, on peut ici confirmer une fois de plus que nous n’avons strictement rien sur le personnage de son vivant, pas une lettre, pas un récit romanesque, pas un texte de propagande, pas le moindre caillou gravé ou autre témoin d’époque, matériel ou spirituel, direct ou indirect. Le cirage, le néant absolu.

On ne trouve trace de lui qu’après sa mort, d’abord (et longtemps) uniquement par des sources non musulmanes, qui semblent le dire vivant (et combattant) des années après sa mort supposée. Et même ces sources ne disent rien sur les événements marquants de son parcours, notamment avec les juifs: deux des grandes tribus de Médine auraient été chassées vers la Syrie (et la troisième exterminée), et les juifs de Khaibar auraient été laminés ensuite, mais ces gens n’auraient laissé aucune trace de leur mésaventure, au point que des juifs pouvaient croire, quelques décennies après ces massacres, que Mahomet leur était favorable. Même le coran est très avare de détails sur Mahomet, il y est une sorte de narrateur, de conduit, de substitut de la présence divine parmi les Arabes. Nous avons juste l’image d’un personnage «digne d’éloge» (étymologie de Mohamed) qui connaissait bien la religion des juifs et qui combattait avec succès à la tête des Arabes.

Pourquoi? Comment se fait-il que ce personnage ait été décrit à la ronde comme un prophète guerrier (alors que les armées arabes déferlaient effectivement sur le monde alentour), mais que les gens, amis comme ennemis, qui sont censés l’avoir connu n’en aient rien dit et n’aient rien conservé en souvenir de lui? Puis que soudain, des générations plus tard, des milliers de gens aient commencé à raconter et écrire son histoire avec force détails. Au point que même les grandes collections de hadiths sahih sont censées n’avoir conservé que quelques petits pour-cent de leurs récits? Qu’est-ce qui permet d’expliquer valablement ce phénomène?

Le «digne d’éloge» est un ami imaginaire, le Jeez des Arabes. Un modèle parfait que chacun veut avoir avec soi dans les temps difficiles, surtout dans le danger, pour se réconforter et à qui s’identifier. Tous les combattants arabes l’avaient avec eux, quelque part, ce messager de dieu. Il leur promettait la victoire et/ou le paradis, il appelait les anges pour les aider, il avait réponse à tout pour justifier même les pires exactions, même celles qu’il condamnait lui-même: il sanctifiait les crimes organisés de la conquête arabe. Personne ne le voyait, mais tout le monde en parlait, et voulait croire qu’il était là, tout près. Parfois, si on priait longtemps, on pouvait croire l’entendre, psalmodier. Il était la conscience, pervertie, des conquérants arabes.

Et comme cette conquête a merveilleusement fonctionné, que le bluff a emporté la mise, les descendants de ces conquérants en ont fait un personnage réel. Et tout le monde, alors, voulait en avoir entendu parler, de ce personnage miraculeux, qui avait lancé la principale civilisation de l’époque. L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme … Alors, on a construit la fable, petit à petit, avec plus de 95% de déchet car en fait, et c’est là ma conclusion, ici, tout est mensonge.

Alain Jean-Mairet
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